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 A rattraper : Mimi Tsukimizu ; Alice in Wonkyland ; Transformations de Delphine.

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Mira Philiane
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Messages : 381
Date d'inscription : 08/06/2012

MessageSujet: A rattraper : Mimi Tsukimizu ; Alice in Wonkyland ; Transformations de Delphine.   Mer 5 Déc - 17:34

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Alice I • Pretty girl
Elle était réveillée depuis longtemps, mais l'idée de se lever n'avait pas encore effleuré son esprit. La chaleur de la couette et la mollesse de son oreiller lui conféraient le confort nécessaire pour terminer cette longue nuit de sommeil.
L'odeur du lard grillé et du thé chaud vint lui titiller les narines et elle se résolut à sortir du cocon de douceur que constituait son lit. Elle s'étira en baillant puis sortit ses pieds un à un pour les poser à terre et enfin se lever. Sa chemise de nuit de dentelle blanche lui tenait assez chaud par cette tardive matinée d'été. Lentement, elle traversa sa chambre en faisant grincer les lattes de parquet et elle ouvrit la porte. Elle descendit rapidement les escaliers et se précipita dans la cuisine où l'on terminait de déjeuner autour de la large table.

- Bonjour Alice ! s'écria gaiement une jeune enfant qui recouvrait une biscotte de confiture poisseuse. As-tu bien dormis cette nuit ? Tu as tardé à te lever, il est déjà onze heures !
- Edith, cesses donc de crier, répliqua sèchement une autre fille, un peu plus âgée. Mais il est vrai tu t'es levée tard Alice, à quelle heure t'es-tu couchée ?
- A vingt heure, comme chaque jour, répondit l'intéressée d'une voix ensommeillée en s’assaillant au coté de sa grande soeur qui venait de la réprimander.

C'est dans un semi-silence rythmé par le crissements des biscottes et le raclement des couverts que la famille termina son petit déjeuné. Alice luttait pour ne pas se rendormir devant toute la maisonnée, ce qui révélerait à tous qu'elle s'était endormie bien plus tard que ce qu'elle venait de dire. La jeune fille déjeuna comme si elle s'apprêtait pour une longue expédition en montagne, ce qui fit sourire ses parents. En effet, cela faisait plusieurs jours que l'appétit maquait à leur deux filles aînées et ils avaient craint une maladie passagère durant la chaude saison d'été qu'ils avaient cette année.
Après avoir finit de manger et nettoyé la table, chacun partit vaquer à ses propres occupations. Le père s'en alla à la ville pour commencer sa journée de travaille, la mère se mit à broder et les soeurs profitèrent de leurs congés scolaires pour s'amuser, chacune à leur façon. La plus petite s'en fut courir dans le jardin en compagnie de Dinah, la chatte de la maison. Lorina, la plus grande, préparait des livres et une ombrelle pour se rendre près du lac où elle comptait se détendre. Quant à Alice, elle remuait sa chambre de fond en comble avec l'air inquiet de quelqu'un ayant égaré une chose importante.
Elle finit par redescendre, les cheveux en bataille et les habits froissés. Elle couru dans le salon et héla sa mère.

- C'est horrible, je ne trouve plus Dorothy ! J'ai bien chercher, elle est partie de ma chambre ! Maman, maman ! Aide-moi !
- Du calme ! répondit sèchement la mère qui détestait le bruit. Es-tu sûre d'avoir cherché partout ?
- Oui mère...
- Et où l'as-tu vu pour la dernière fois ? Tu sais que c'est là où elle se trouve en bien des cas, soupira l'adulte, lasse des nombreuses pertes que faisait sa fille.
- Au lac ! s'exclama la petite après un temps de réflexion, Mais je ne peux y aller seule...

Ce fut ce moment que choisit Lorina pour entrer dans la pièce. Elle allait elle-même au lac et proposa à sa mère d'emmener Alice. La mère et la fille soufflèrent de soulagement et, en quelques minutes, les deux enfants trottinaient gaiement sur le chemin menant au lac où elles arrivèrent joyeuses et souriantes. La grande soeur choisit un arbre où elle pourrait être au frais pour lire et ouvrit un ouvrage sans dialogues ni images.
Alice s'accroupit dans l'herbe sèche et chercha pendant de longues minutes avant de s'adosser prêt de sa soeur. De toute évidence, Dorothy ne se trouvait pas dans les environs. Ennuyée et lasse, elle s'apprêtait à s'endormir lorsqu'une anomalie traversa le paysage. Un lapin blanc, un monocle à l'oeil et une petite redingote en tissue écossai sur les épaules parcourait la berge du lac, une montre à la main.

- Je suis en retard, je suis en retard, répétait-il sans arrêt.

Alors, une étrange force attira Alice. Sa lassitude se dissipa et elle suivit le lapin. Elle arriva face à un profond terrier où elle plongea. Elle chuta longtemps, très longtemps...

Quelque part dans une sombre forêt, une jeune femme vêtue d'une robe bleu à tablier blanc ouvrait lentement les yeux. Deux grands yeux bleus. Elle possédait un visage presqu'adulte mais sa taille laissait deviner qu'elle n'en était qu'à l'adolescence. Son visage aux traits gracieux était bordé de longues boucles blondes qui descendaient jusqu'à ses reins. Lentement, elle se releva, s'épousseta et jeta son regard vers le sommet des arbres.

- Dorothy... Je te sauverais, je te l'ai promis. Depuis la fin du Procès, je n'ai que ce but. Je te sauverais, ma précieuse amie.

Alice II • I won't follow the White Rabbit !
Cela faisait déjà plusieurs jours qu'elle marchait dans la forêt sans croiser âme qui vive. Elle commençait à se demander si elle avait bien fait de prendre ce raccourci quand son pied buta contre une souche morte. Elle enleva son soulier de cuir bleu et massa son pied caché par un bas blanc rayé de noir en pestant. Décidément, sa venue dans la forêt ne lui apportait rien de bon.
C'est alors que le discret tic tac d'une montre se fit entendre. Alice sourit, car elle savait qu'un seul habitant du Pays des Merveilles portait partout une montre avec lui. La silhouette d'un petit lapin blanc tenant une montre à gousset dorée se distingua entre les arbres. Il sautillait distraitement entre les racines et les feuilles mortes, répétant sa célèbre phrase qui permit à Alice de s'assurer de son identité.

- Je suis en retard, je suis en retard !

La jeune femme sourit et s'écarta légèrement du chemin de l'animal qui était très concentré sur sa montre. Alors qu'il passait devant elle, Alice l'agrippa par l'arrière du coup et le monta au niveau de son propre visage. La petite bête effrayée cria de terreur mais il se calma instinctivement lorsqu'il distingua le visage d'Alice.

- Lady Alice, geignit la pauvre créature, ce ne sont point des manières !
- Les temps sont durs et on doute de tout et de tous, répondit l'intéressée avec un sourire mesquin. Dis-moi donc, quel est ton nom et quelle cause sers-tu ?
- Je, je... bégayait le lapin, je suis White Rabbit, le Lapin Blanc, je... Je sers maintenant la cause de Mademoiselle Alice et de Dorothy.
- Bien, murmura-t-elle distraitement en le lâchant, ce qui fit pousser un autre cri à ce dénommé White Rabbit.

Les deux entamèrent une discussion sur leurs aventures communes depuis leur dernière rencontre. Alice avait été recueillie par Cheshire Cat, qui l'avait gardé dans son antre jusqu'à ce qu'elle ait repris des forces. Elle était ensuite revenue au Pays des Merveilles pour trouver les vieux ennemis de la Reine de Coeur et refonder une nouvelle alliance contre cette dernière. Sa priorité était de rejoindre Tearspool mais elle devait en toucher mot à Caterpillar, et c'était pourquoi elle avait fait ce long détour par la forêt au lieu d'aller chercher Griffon. White, quant à lui, ne pipait mot et se contentait de commenter l'histoire d'Alice.
Enfin, les couleurs des feuilles se firent plus singulières et une forêt de gros champignons couvrit nos deux compères. Alice pouffa en voyant le lapin essuyer son monocle, son visage frappé par l'étonnement. Ils arrivèrent vite sous le plus haut champignons qui faisait au moins deux fois la taille d'Alice. Celle-ci frappa sur la base du chapeau et la tête joufflue d'une chenille d'un bleu profond fit son apparition. C'était une chenille très longue car, une fois son visage descendue au sol, il restait encore la majeure partie de son corps en haut. Elle tenait entre ses lèvres l'embout d'un narguilé d'où se dégageait une fumée violette qui n'inspirait aucun sentiment rassurant.

- Très cher Caterpillar, dit Alice en s'inclinant respectueuse, instantanément imitée par White.
- Donnez vos noms et votre cause, je vous pris, répondit la chenille d'une voix ensomeillée.
- Je suis Alice Lidell, je sers ma propre cause et celle de Dorothy. Ce jeunot se nomme White Rabbit et il sert ma cause.
- White Rabbit, ce nom m'est familier, murmura Caterpillar collant son front à celui du lapin, ne me dis pas que... L'ex-messager de la reine !

La figure de l'insecte était passée du bleu froid au rouge vif et son corps se relevait petit à petit, jusqu'à ce qu'il dépasse l'animal d'un bon mètre. White recula prestement, se cachant derrière la jambe de la seule humaine.

- Alice Lidell, rugit-il, comment une ennemie jurée de la Reine comme toi, peut amener à moi ce qui semble bien être un espion !
- Du calme, du calme, Whitty est un de nos alliés maintenant, tu n'as rien à craindre.

Elle rit un peu et attendit que la Chenille se radoucisse pour lui parler de la résistance. Il accepta bien évidemment de rejoindre la Rébellion. Opposé à la dictature de la Reine depuis des temps immémoriaux et l'un des premiers alliés d'Alice, il ne pouvait que se joindre à elle. Ceci étant fait, l'adolescente s'en alla, emportant avec elle le lapin terrorisé.

- Prochaine arrêt, Tearspool, fit-elle d'une voix enjouée.

Alice III • Rain is a good thing to hide my tears
Après plusieurs heures d'une marche silencieuse, White arrêta sa commère devant une petite pancarte de bois. Il s'approcha, essuya encore une fois son monocle et entreprit d'y lire les inscriptions gravées à l'encre noire.

- Tearspool, nouvelle terre des habitants de la Mare aux Larmes créée par Alice Lidell, grande vainqueur de la Course Cocasse. Nous sommes ici depuis que la Reine de Coeur à fait détruire la vraie Marre aux Larmes. Et, c'est écrit plus petit ici, je n'arrive plus à lire... fit-il en approchant son museau du morceau de bois.
- Avis aux voyageurs, reprit Alice en collant elle aussi son nez à la pancarte, chaque personne qui sera aperçue en ces lieux, quelle qu'elle soit et que le témoignage soit véridique ou non, se verra trancher la tête par le bourreau de sa Majesté Queen Heart.

L'adolescente ricana en voyant le lapidé bondir de terreur. Ce message la rendait tout de même perplexe. La reine, ou du moins ses sbires, étaient venus jusqu'ici. Ils savaient donc approximativement où se trouvait Tearspool malgré son camouflage. Comment ? Elle jeta un coup d'oeil furtif à White Rabbit. Elle s'était persuadée qu'il ne la trahirait pas, mais c'était l'explication la plus simple et la plus logique qu'elle trouvait pour l'instant.
Décidant de remettre les idées sombres au moment venu, elle salua le Lapin Blanc qui détala en vitesse et s'accroupit pour fouiller entre les feuilles mortes, tachant ainsi ses habits déjà peu propre d'une boue malodorante. Elle finit par dénicher entre les immondices une petite bute. La jeune fille sourit et sortit de la poche de son tablier un flacon à demi-rempli d'un liquide rouge sang. Sans hésiter, elle en bu une pleine gorgée et attendit. Les effets ne tardèrent pas : Alice rétrécit pour ne plus dépasser la taille d'une grosse souris. Elle avança alors vers la bute qui la paraissait maintenant une immense colline. Elle y distingua une petite porte qu'elle ouvrit.
Elle suivit un long chemin qui semblait conduire au fond de la terre, jusqu'à ce qu'elle arrive devant une bourgade. Des maisons éparses, des fermes et des champs entouraient un étang artificiel et peu profond, à l'eau si transparente qu'on en voyait le fond. L'intérieur de cette sorte de grotte était éclairé d'une lumière dont on n'aurait pu donner la provenance. Alice avança encore jusqu'à entrer dans le village. Dès son arrivée, tous les habitants se massèrent sur son chemin, leurs yeux allumés d'une crainte respectueuse. Ils étaient tout au plus une centaine. Alice reconnu Eaglet, qui avait grandi depuis sa dernière visite, Lory, Canary et ses quatre fils, Magpie et Duck. Elle croisa aussi Pigeon et Dog, qui ne venaient pas de l'ancienne Marre aux Larmes. L'absence de Dodo l'inquiéta sans qu'elle n'en laisse rien paraître. Au bout de cette haie d'honneur, une souris grise d'une tête de moins que la minuscule Alice attendait. Quand notre héroïne arriva enfin face à elle, elle lui sourit puis s'évanouie.
Elle se réveilla en sursaut dans un lit doux aux draps soyeux. Elle était dans une chemise propre et son corps avait été lavé. Elle se sentait fiévreuse et pensait être tombée dans un piège de la reine lorsque les événements lui revinrent en mémoire. Cet endroit chaleureux dans lequel elle se trouvait n'était autre que la maison de Mouse, maire de Tearspool et amie de longue date d'Alice. Celle-ci se leva lentement pour ne pas brusquer son corps souffrant, s'habilla et sortit de la chambre, attirée par une odeur familière de saucisses grillées et d’œufs brouillés déjà prêts à être engloutis. Affamée, elle lança un regard un regard suppliant à la souris qui lui servit une assiette copieusement remplie. Les deux déjeunèrent lentement, prenant le temps qu'il fallait pour les retrouvailles. Alice apprit avec terreur que les soldats de Queen Heart avaient failli découvrir la cachette en enlevant Dodo. Celui-ci n'avait communiqué que peu d'informations, mais cela lui avait coûté la vie. Après avoir versé quelques larmes, Alice l'averti du groupe de rebelles qu'elle essayait de former. Mouse la sera dans ses bras et lui garantis le soutien de Tearspool. Alice sollicita son hospitalité, pour que son corps se remette de cette longue marche et l'hôte accepta avec joie.
La jeune fille employa ses journées à faire connaissance des nouveaux habitants de la Marre aux Larmes, suite à quoi elle s'occupa des enfants et aida les adultes dans leur tâches quotidiennes. En moins d'une semaine, elle avait repris ses force et embrassait Mouse à l’extrémité du chemin de terre qui menait à l'air libre.

- Où te diriges-tu maintenant, mon amie ? questionna celle-ci avant de la laisser partir.
- La Table à Thé, répondit l'intéressée, j'ai vraiment hâte de le revoir.

Après quelques paroles amicales, Alice s'en alla définitivement, laissant la souris sécher ses larmes sur le chemin du retour.

Alice IV • Welcome to my Tea Party
Alice mit quelque jours à atteindre sa destination suivante. Il lui fallut d'abord sortir de la forêt, ce qui n'était pas facile dans un tel labyrinthe de branches. Quand enfin elle pu voir nettement le ciel, elle prit un long moment pour s'orienter vers son nouvel objectif. Elle marcha de longs jours à travers la lande, obnubilée par la même idée : White était-il un traître ? C'était lui qui l'avait mené dans cet horrible pays, lui qui l'avait entraîner au Procès, lui qui avait servit la Reine depuis sa naissance... Mais il l'avait aidé et guidé, elle ne pouvait l'oublier. Elle en voulait à Caterpillar d'avoir fait naître de telles suspicions en elle mais il était trop tard.
Finalement, un léger bruit de vaisselle et le brouhaha d'une discussion animée la tira de sa rêverie. Elle n'entendait pas distinctement ce qui se disait mais elle savait d'où venait ce bruit. Ses idées noires furent recalées au plus profond de son esprit et un large sourire fendit son visage. Elle se mit à courir en direction d'un petit point marron qu'elle voyait à peine. Quand elle distingua clairement l’extrémité d'une longue table de chêne, elle ralenti son pas et remit de l'ordre dans sa tenue et sa coiffure. Lorsqu'elle se sentit enfin prête, elle avança calmement vers le duo qui était entrain de se chamailler.
D'un coté, nous avions un lièvre tout ce qu'il y a de plus normal. Si, bien sûr, il est normal pour un lièvre de porter une veste grise semblable à celles des majordomes, de s'asseoir comme un humain sur un siège de velours et de boire le thé dans une tasse qui crissait contre ses incisives. Qui plus est, il portait un chapeau noir qui couvrait son oreille droite. L'homme qui lui faisait face n'était pas non plus des moins excentrique. Commençons par dire que c'était un jeune homme, grand et mince. Il avait des iris d'un noir profond, ce genre de regard dans le quel on rêve de plonger le sien pour ne plus en sortir. Ses cheveux blanc crème, qui lui arrivaient aux épaules, étaient coiffés d'un haut de forme rouge. Un ticket jauni où était noté à l'encre rouge "In this style 10/6" et la carte du joker étaient retenus sur le chapeau par un ruban orange rayé de violet. Une rose et un brin de muguet dépassaient eux aussi du morceau de tissue. Pour ce qui est des ses habits, il avait une chemise en quatre partie : le devant était fait d'un damier noir banal, le dos d'un tissue écossais pas moins courant, la manche droite était taillée dans une sorte de satin beige et l'autre dans un tissue indien aux arabesques colorées. Il portait pour pantalon un sarouel vert pomme qui lui arrivait à la moitié du mollet et le reste de ses jambes étaient couvertes part de grande bottes de cuir usé.
La table sur laquelle les deux compères prenaient le thé était couverte de vaisselle plus ou moins crasseuse, de pain et de confitures en tout genre. On pouvait y trouver des tasses, des théières, des coupelles, des couteaux et beaucoup d'autres choses que l'on servait à l'heure du thé. Seulement, le soleil déclinait déjà et les deux compères ne semblaient pas avoir fini.
Alice s'approcha discrètement du jeune homme en essayant de masquer son sourire. Il la remarqua et lui fit signe de venir près de lui. Une fois assez proche, il se leva, la regarda et, sans lui demander la permission, la serra dans ses bras en couvrant ses joues de baisers poisseux.

- Maddy, que fais-tu !? s'écria Alice, surprise, c'est dégoûtant, lâche-moi !
- Alice, Alice, Alice ! Je suis si content de te revoir ! répétait-il avec un air ravi.
- Mad Hatter, tonna le lièvre pour se faire entendre, quand finiras-tu ces enfantillages !? C'est l'heure du thé tout de même !
- Mais, March Hare, répondirent en choeur les deux autres, c'est toujours l'heure du thé !

Tous rirent et Alice s'assit avec eux pour prendre le thé. Il était vrai que, depuis que Mad s'était fâché avec Time lors d'une fête organisée par Queen Heart, ces derniers s'étaient pris d'une haine féroce contre le Chapelier Fou  et Mad avait été condamné à prendre le thé pour toujours. Mais comme deux amis s'étaient vite joins à lui, il ne se sentait pas trop seul. D'ailleurs, le second compagnon semblait avoir disparu de la Table à Thé depuis l'arrivée d'Alice. Tous commencèrent à le chercher.
Ils ouvrirent chaque pot, soulevèrent chaque tartine, lissèrent tout les plis de la nappe mais ne trouvèrent pas. C'est quand une petite tête triangulaire aux grands yeux ébahis entourés de poils gris fit son apparition au sommet du chapeau de Mad que la tablée souffla enfin.

- Dormouse, je t'ai déjà de t'endormir à un endroit où nous pourrions te retrouver facilement !
- Calme-toi, mon petit March, répondit celui-ci d'une voix ensommeillée, je m'étais juste endormi au mauvais endroit au mauvais moment...
- Je ne suis pas petit ! rugit le lièvre en bondissant de son siège à la table, brandissant un mousquet miniature mais efficace vers le groupe.

Se rendant compte que tous se riaient de lui, March rangea son arme et se rassit, gardant un air de dédain vis-à-vis du loir. Toute la nuit, la joyeuse bande prit le thé en riant, comme des amis de toujours. Les heures ne comptaient pas, puisque le temps ne venait plus ici. Dormouse, tout narcoleptique qu'il fut, ne dormit pas car il était concentré sur les diverses récits qu'Alice se plaisait à raconter, jouant chaque personnage avec exagération. Elle pensa maintes fois mourir de rire en entendant les calembours de Mad, drôles parce qu'ils ne l'étaient pas du tout. Le Lièvre de
Mars préféra rester en retrait, à observer la scène. Au fond de lui, il aurait aimé participer à cette amusante conversation mais sa fierté proéminente l'en empêchait.
Finalement, peu avant le lever du soleil, il se joignit au groupe endiablé. Mad Hatter hurlait que seul le thé Assam devait accompagner le financier alors qu'Alice soutenait l'hypothèse qu'un thé à la menthe brûlant ferait très bien l'affaire. March bondit héroïquement sur la table et cria haut et fort que, quoi qu'on puisse dire, le financier était un gâteau plat et sans saveur et que rien de remplacerait jamais les cookies pour accompagner le thé. Tous finirent par s'endormir sur leurs tartines quelques minutes plus tard.
Quand elle se réveilla, Alice constata qu'elle avait mis longtemps à sortir du profond sommeil dans lequel elle s'était plongée. Mad Hatter et March Hare étaient déjà entrain de changer de place à l'autre bout de la table, signe que de nombreuses heures avaient passé. Elle se dépêcha de les rejoindre et, s’éclaircissant la voix, elle commença à parler en réveillant Dormouse pour avoir l'attention des trois hommes.

- J'ai quelque chose à vous annoncer, fit-elle debout sur la table. Le Royaume de Cœur est en plein remue ménage. Non seulement la reine réunit son armée, mais une résistance ayant pour but de faire cesser son règne tyrannique se répare dans l'ombre. Et, j'aimerais que vous nous rejoignez afin de libérer ce Pays des Merveilles que nous aimons tant.

Elle marqua un temps d'arrêt. Dormouse et March hochaient la tête pour prouver leur accord et commencèrent à rassembler leurs effets personnels, mais ce n'était pas le cas de Mad. Il regardait Alice tristement, tremblant. Elle s'approche de lui, s'accroupit pour arriver à sa hauteur et tendit son poing.

- Alice, tu sais bien... commença le chapelier.
- Maddy, je vais te prouver que Time ne t'en veut plus, dit-elle en ouvrant sa main.

A l'intérieur se trouvait une petite montre à gousset en or ciselé, toute brillante. Le son sec produit par les mouvements réguliers de l'aiguille pointant les secondes résonnaient étrangement fort dans la tête du chapelier. Mad se sentit défaillir et aurait certainement perdu connaissance si Alice ne lui avait versé une tasse de thé brûlant sur la main. Il ne reprit pleinement connaissance qu'en voyant l'air inquiet de son amie. Il bégaya quelques excuses inintelligibles pour le commun des mortels avant de tendre nerveusement la main pour prendre l'objet, avant de l'accrocher délicatement à son chapeau, entre le joker et le ticket de réduction.
Une bonne heure plus tard, la grande table était vide et les quatre compères se tenaient la main, chantant sur le chemin du château de la Duchesse. Il y a longtemps qu'Alice n'avait pas vu le Chapelier Toqué aussi heureux et elle s'en félicitait intérieurement, tandis que l'intéressé entamait une chanson à boire avec Dormouse.

Alice V • Keep your chance
Cela faisait maintenant plus d'une semaine qu'ils avaient rejoint la demeure de la Duchesse. Ce grand manoir aux airs victoriens semblait pouvoir contenir un régiment entier, et c'était sans compter l'immense labyrinthe souterrain qui entourait le bâtiment de briques rouges. Caterpillar, White, tout les habitants de Tearspool et de la Table à Thé, ainsi que d'autres alliés d'Alice tel que Dog, Pig, Simili-Turtle et Gryffon étaient tous venus au point de ralliement en quelques jours. L'arrivé de ce dernier avait rassuré toute la cause, car il était le plus fiable et rapide de tout le Pays des Merveilles en tant que véhicule. Tandis qu'on attendait les derniers partisans, tous en profitaient pour se détendre.
Duchess était une femme vieille, au physique banal si on exceptait l'énorme nez rose qui la rendait si laide. Stove, sa cuisinière, était une femme sèche et aigre, désagréable. Son seul plaisir était de poivrer la soupe, ce qui embaumait toute la cuisine. Pig était le fils adoptif de Duchess, qui l'avait recueilli dans son jardin. C'était un cochon qui se tenait sur ses pattes arrière et dont certains traits ressemblaient plus à ceux d'un humain. Dog était un ami qu'il avait rencontré en suivant Alice. Quant à Simili-Turtle, c'était une connaissance d'enfance de Gryffon qui était un croisement entre un veau et une tortue. Tout cet étrange bestiaire était donc réunit au manoir.
Chacun avait un objectif bien précis, sauf Alice. Personne n'osait lui donner de corvées ou même le plus simple travaille. Être exempte de tâches ménagères ne la déranger point, mais son inactivité et son inutilité flagrante l’agaçait. La veille au soir, alors que bon nombre d'entre eux s'était réuni autour d'un feu de cheminer, dans un des grands salons du manoir, Mad avait proposé à l'adolescente de lui apprendre le maniement de l'épée. Il avoua n'être qu'un mauvaise escrimeur, mais que les quelques notions qu'il avait retenu pourrait lui être utile dans un combat. Ils avaient donc passé la matinée à remuer toutes la maisonnée, dans l'espoir de trouver l'arme qui conviendrait à Alice. Pas un de ses lourdes épées moyenâgeuse qui ne tenait qu'avec une forte poigne, ou un sabre dans le style arabe que personne ici ne savait manier sans risquer de blesser autrui. Finalement, le choix de l’apprenti se porta sur une rapière au manche dorée, décoré de pompon de fils jaunes. La lame était fine, d'une quarantaine de centimètres, fondue dans un acier résistant et tranchant.

- Un choix bien féminin ! fit remarquer March, mais personne n'y fit attention.
- Regardez-moi cette longue lame ! souffla Mouse avec admiration. Tu es sûre qu'Alice est prête à se battre avec une arme aussi dangereuse ?
- Bien sûr, firent Alice et Mad d'une même voix.

Après cela, Alice se dirigea vers la salle de bain pour enlever la poussière qu'elle venait d'accumuler tandis que Mad descendit au sous-sol pour améliorer le patron du chapeau que Duchess lui avait demandé.
La salle de bain était une salle grande et sphérique, si bien qu'on se sentait oppresser dans un grand espace. Des hublots aux fenêtres, du carrelage qui recouvrait les murs du sol au plafond, et au milieu de tout cela une baignoire d'un blanc luisant, aux pieds de moulure dorée. Elle était si grande qu'elle aurait pu contenir trois fois une personne adulte. Alice se déshabilla, plia ses affaires dans un coin et sortir quelques serviettes qu'elle posait sur le rebord avant d'entrer dans l'eau. C'était parce qu'elle était au Pays des Merveilles qui portait si bien son nom, que cette eau était toujours à bonne température ? Comme elle aimait, chaude sans toutefois brûler celui qui y entre. Elle fit quelque brasses puis se laissa flotter, sentant toute la saleté, physique et morale, partir de son petit corps. Elle reprit confiance et White, étant certaine que jamais il ne la trahirait. Elle traîna de longues minutes, brassant l'eau et passant d'une réflexion à une autre. Elle allait se relever quand elle décida de regarder son reflet. Cela devait des mois qu'elle n'avait pas vu son visage, elle en avait presque oublié à quoi elle ressemblait ! Cependant, ce qu'elle vit la fit hurler de terreur. Mad Hatter remonta vite jusqu'à la salle de bain et ouvrit la porte avec fracas. Alice se tenait le visage dans les mains, pleurant. Il s'approcha un peu et tendit la main.

- Alice, calme-toi, dit-il en tentant de la rassurer.
- Maddy, sort.
- Mais Alice...
- Sort ! cria-t-elle en glissant son regard sur lui. Je suis une Lady et je me trouve nue devant un homme !

Le Chapelier s'empourpra et disparu, claquant la porte derrière lui. Elle sourit faiblement, sachant qu'il l'attendait juste derrière. Elle sortit de l'eau, se sécha et s'habilla. Elle banda au préalable son oeil gaucha, ayant peur de montrer sa découverte à tous. Elle sortit, prit le bras de Mad et le suivit jusqu'à une petite table de fer forgé dans le jardin. Là, ils s'assirent et le silence s'installa. Alice ne savait pas quoi dire, et Mad finit par le comprendre. Il passa un bras sur ses épaules et se mit face à elle.

- Qu'est-ce qui t'a fait si peur ?
- Je... commença-t-elle d'une voix mal assurée. Sous le bandeau...

Lentement, Mad approcha sa main de l’agrafe et laissa tomber la bande de tissue au sol. Il tenta de garder un air calme, mais il savait aussi bien qu'Alice à quel point ce qu'il venait de voir était important, et terrifiant.

- La Raison, fit Alice sur un ton neutre. La Raison est une chose possédée par chaque habitant de ce monde. Elle permet de ne pas sombrer dans la Folie, autrement dit : la mort. Ta raison, Maddy, c'est ton beau chapeau. Whitty a sa montre, Caterpillar son narguilé, Stove son poivre...
- Et toi, ton oeil gauche, compléta Maddy.
- Oui. Et mon iris commence à se ternir, elle s’éclaircit. Je ne sais pas ce que ça signifie, mais une chose est sûre : je n'ai plus longtemps à passer dans ce monde.

L'évidence tomba comme une pierre sur le couple. Maddy sentit son ventre se charger d'un poids de plomb, sa gorge se nouer, son coeur se serrer. Les larmes lui montaient aux yeux, le nez lui piquait, mais l’attitude calme d’Alice le pousser à ne pas craquer. Il se contenta de la prendre dans ses bras et de ne la lâcher que lorsque la nuit était tombée. Ils décidèrent, d'un accord tacite, de passer la nuit ensemble, à jouer aux cartes. Au bout de plusieurs tasses de thé, l'atmosphère se détendit et ils retrouvèrent leur complicité. Ils n'allèrent se coucher qu'au petit matin, alors que Duchess et Simili-Turtle se réveillaient -les deux plus matinaux de la maison.
Juste avant de s'endormir pour ne se réveiller qu'en fin d'après-dîner du lendemain, Alice passa la main sur son oeil et répéta ces mots d'une voix presque éteinte.

- Je n'ai plus longtemps... à passer... dans ce monde.

Bonus I • Ask me for anything
- Où on est ? fit Maddy avec un air inquiet.
- Aucune idée, murmura Alice en scrutant l'étrange décore.

Whitty se rapprocha de la jambe de la jeune fille et la serra contre lui. Elle se pencha et caressa la tête blanche du lapin. Sans savoir ni comment ni pourquoi, ils s'étaient tout trois retrouvés dans cette étrange pièce. C'était une salle d'opéra, ou de théâtre, tout ce qu'il y avait de plus banal. Mais on ne pouvait accéder aux coulisses, et les sièges de velours rouges s'étendaient à l'infini, de même que les balcons qui montaient trop haut pour que quiconque puisse apercevoir le plafond. Et, faisant face au trio placé sur la scène, un sourire mouvant de droite à gauche semblait les observer.

- Bonjour, finit-il par dire en roulant les r. Comment-allez vous mes très chers ?
- Cette voix ! s'exclama Alice, serais-tu C...
- Pour le moment, appelez moi Double C, répondit le sourire sans se départir de son accent horripilant. Je suis le maître de cet endroit, comme de bien d'autres, et j'aimerais connaitre votre opinion.
- Sur quel sujet ? lança le Chapelier d'un ton toujours aussi peu assurer.
- Votre aventure.

Un long silence s’installa. Alice, reconnaissant maintenant l'individu qui se trouvait devant elle, s'assit calmement sur la scène et fit signe à ses amis de l'imiter. Whitty s'écroula dans les jupons de l'adolescente tandis que Maddy était paralysé par la peur.

- Vous n'avez aucune crainte à avoir, pouffa-t-elle, je connais bien Double C.
- Vous voilà donc rassurés, fit ce dernier en regardant l'homme se coller contre Alice. Je vais donc vous poser des questions qui devront vous amener à réfléchir. Sur vos idées, vos actes, et votre destinée. La première question est pour toi, cher White. Que penses-tu de Queen Heart ?

Le lapin déglutit difficilement. C'était une chose qu'il n'arrivait pas à mettre au point. Lorsqu'il était entré à son service, il la craignait, la détestait purement et simplement. Tout du moins, dans les premiers temps. Il s'était ensuite attaché à elle, avait appris à connaitre la femme derrière le tyran, et l'avait considéré comme une amie. Jusqu'à ce qu'il rencontre Alice. De part sa simplicité et son bon sens, elle avait réveillé l'amour-propre de White qui était redevenu un individu, et non plus un serviteur. Il avait décidé de donner sa vie pour elle après qu'elle l'ai sauvé d'une exécution assurée, à la fin du Procès.

- Je pense que je l'aime beaucoup, mais qu'elle ne devrait pas... Qu'elle n'aurait dû... Que sa tyrannie n'a que trop durer et que mettre fin, si ce n'est à sa vie, à son règne, serait la meilleure des choses.

Sans qu'il ne l'ait remarqué, Alice l'avait observé sans cligner de l'oeil. Elle était sûre qu'il était franc, mais elle savait aussi que penser à la mort de Queen lui écorchait le coeur. Elle le pris dans ses bras et le berça tendrement, le couvant d'un regard amicale.

- La seconde est pour toi, Alice. Pourras-tu sauver le Pays des Merveilles avant que ta Raison ne s'évapore ?

La jeune femme fixa son interlocuteur, bouche bée. Comment osait-il lui poser cette question qui la tracassait tant ? Elle croisa le regard interrogateur de Whitty. Seule Maddy et elle-même savait, il ne fallait pas que l'affaire s'ébruite. Ou sa mort serait assurée. Elle souhaitait plus que tout venir en aide à ses amis, si bien qu'elle en avait oublié la raison originelle de sa venue dans ce monde. Mais maintenant qu'elle s'était attelée à la tache et avait déterré la hache de guerre, elle ne pouvait abandonner ce peuple.

- Je les sauverais, dit-elle d'un ton assuré. Je le ferais, même si je dois périr pour cela.

Le sourire s'étira alors que Mad pressait la main d'Alice dans le sienne. Il lui lançait un regard triste et suppliant. Elle ne voulait pas mourir, elle ne voulait pas l'abandonner, mais elle se savait prête à se sacrifier pour cette cause. C'était sa seule force de continuer, puisque cela faisait des années qu'elle n'avait pas eu de piste pour retrouver Dorothy.

- Encore une pour toi ma très chère amie, depuis combien de temps es-tu à Coeur ?
- Facile, enchaîna l'intéressée. Je ne suis restée qu'une semaine lors de mon premier passage. Je suis revenue depuis moins d'un mois.
- Alors, comment se fait-il que tu sois aussi attachée à ses habitants ?
- Même si nous nous sommes rencontrés il y a peu, nous en savons assez les uns sur les autres pour être sincères et c'est tout ce que je demande à une amitié.

Un rire aigu sortit de la bouche du sourire. Ses dents pointues s'écartèrent pour laisser apparaître un fond noir, sans ombre ni lumière, d'où sortit un ricanement animal. Le Lapin Blanc ferma les yeux, tremblant dans les bras d'une Alice essayant de le réconforter. Mad Hatter était fasciné par cette entité si inhabituelle. Le souvenir d'un tel rire vint l'effleurer, au moment même où Double C redevenait sérieux.

- Au tour de mon très cher Mad Hatter ! As-tu fais toi-même ton chapeau ?
- Oui, murmura celui-ci, surprit d'une question aussi simple. Je l'ai fais à mon arrivée...
- Et à quand remonte ton arrivée ? demanda Double C.

Un autre ange passa. Durant de longues minutes, chacun hésitait à bouger ou parler. La figure de Double C faisait peur à tous, même ceux qui connaissaient son identité. White brisa le silence et, se redressant sur ses pattes arrières, commença à parler d'une voix basse.

- Au commencement de son règne, Queen Heart ferma les frontière du Royaume de Copeur et fit effacer la mémoire de tout les habitants du Pays des Merveilles. Plus personne ne se souvient de sa vie d'avant, ni de son arrivée. Pas même moi...

Il se rassit, peiné de penser du mal de sa Reine. Alice, en bonne amie, lui frotta le dos, même si elle savait que ça ne l'aiderait pas. Le sourire de Double C s'était quelque peu ternis, comme s'il avait lui aussi vécu la perte des souvenirs, mais il se reprit bien et ricanant encore une fois. Mad hochait gravement la tête, pleinement affecté par cet événement déjà si ancien. Quant à Alice, elle essayait d'imaginer à quel point les souvenirs de son monde d'origine lui étaient précieux.

- Bien bien, il est temps pour moi de vous dire au revoir. N'oubliez pas, cette histoire se finira par se terminer. Tragédie ou comédie, au sort d'en décider !

Sur ces mots, le sourire s'éclipsa dans un tintement de clochette et le décor s'évapora, laissant Alice sombrer dans le vide.
Elle se réveilla en sursaut, tremper de sueur et sûrement d'autres liquides plus ou moins ragoutant, dans le lit qu'elle occupait au château de la Duchesse. Était-ce un rêve ? Ceci était-il vrai ? Elle remit cette question au lendemain, se déshabilla puis retourna se coucher.

Alice VI • Don't die !
Alice se réveilla difficilement après sa nuit mouvementée. Un grand fracas au rez-de-chaussez l'avait brusquement tiré de ses rêveries brumeuses. Elle descendit en vitesse, sans prendre le temps d'enfiler un châle sur sa chemise de nuit. Lorsqu'elle arriva au pied du long escalier, Whitty et Maddy lui attrapèrent la main, un large sourire aux lèvres, et l'attirèrent dans l'une des cuisines que Stove n'empoisonnait pas de son poivre. Là, tranquillement installé dans une casserole, sa queue fournie fouettant l'air, un chat leur souriait énigmatiquement.
C'était un chat de salon, au pelage touffu, d'un bleu pétrole rayé de traces azurées. Il possédait les plus longues moustaches du monde et des yeux jaunes brillants. Son sourire acéré prenait toute la largeur de son visage. Sa figure était à la fois sympathique et effrayante, ce qui n'empêcha pas Alice de le prendre dans ses bras quand il bondit sur elle.

- Cheshy ! Cheshire Cat ! Te voilà enfin !

Après quelques marques d'affections et formules de politesses teintée de nombreux roulement de r, les quatre amis se réunirent dans le bureau de Duchess, où elle les attendait. Ensembles, il planifièrent la bataille. Gryffon amènerai Mouse, Dormouse, March Hare, Simili-Turtle, Dog, Pig, Caterpillar, les jumeaux Tweedle et tous les habitants de Tearspool ne pouvant pas voler à ses côtés. Cheshire se chargerait d'Alice, Whitty et Maddy. Duchess et Stove étaient trop vieilles pour se joindre à cette bataille, mais elles offraient armes et nourriture à tout ceux qui le voulaient. Finalement, peu de temps après midi, tous étaient convenablement apprêtés. Gryffon et les autres s'envolèrent donc, laissant les quatre amis seuls.
Tous passèrent une main sur l'épaisse fourrure du félin, qui ronronna doucement. Puis lentement, sa queue perdit en opacité, jusqu'à disparaître totalement. Suivirent son postérieur et ses pattes arrièrent, puis tout, à l'exception de sa tête, disparut. Enfin, tous furent happé dans un tunnel multicolore où personne n'osa bouger, solidement attaché à la toison du chat devenue invisible. Quelques minutes plus tard, ils avaient atterri à un bon kilomètre du palais de la reine de Coeur. Mad Hatter fut heureux de reconnaître, au loin, les contours de la Table à Thé, mais le regard froid d'Alice le dissuada d'y retourner.
Ils passèrent une longue heure à attendre les autres, qui arrivèrent alors que le soleil déclinait déjà. March Hare déclara qu'il pourrait prendre ce fait en avantage, s'ils arrivaient part l'ouest. C'est donc ainsi qu'ils firent. Les oiseaux se mirent en première ligne, puis ce fut au tour des rongeurs, enfin les deux humains, puis le reste des étranges créatures. Coeur aussi avait préparé son armée, mais qu'elle ne fut pas leur surprise de voir que toutes les cartes de Carreaux et un grand nombre de Trèfle s'étaient joins à eux.

- Je t'expliquerais à notre retour, répondit Mad au regard interrogateur d'Alice.

Lentement, ils se mirent en ligne. Et là, le chaos commença.
Alice perdit de vue ses camarades en quelques secondes. Elle trancha un as et deux six d'un habile coup de lame, mais elle ne pouvait pas se battre avec un seul oeil. Elle décida tout de même de garder ce handicap juste qu'à ce que la nécessité  de se battre franchement soit capitale, et fendit un quatre dans le sens de la longueur alors qu'il voulait atteindre March Hare grâce à la pointe de sa lance, alors même que celui-ci peinait à se défendre face à un valet.
La jeune femme cherchait désespérément la vile reine des yeux, ne trouvant que ses alliés blessés ou de faibles cartes. Alors que le champ de bataille commençait à se dégager, elle se retrouva encerclée par un brelan de sept et une paire de neuf. Dos à dos avec Chapelier, ils s'en étaient presque sortis quand ce dernier fut assommé. Alice n'eut pas le temps de se retourner pour l'aider car le roi de Carreau s'opposait à elle, une lourde épée au poing. Elle arrache vivement son cache-oeil et le combat commença. Joute après joute, Chacun fatiguait. Mais ce roi avait une meilleure maîtrise de son arme et désarma Alice.
Elle eut tout juste le temps d'entendre un ordre de repli, puis senti qu'on s'accrochait à son dos et disparut dans le tunnel coloré.

Alice VII • Madness of friendship
- Vous n’êtes qu’un paquet de cartes !

Tous semblèrent s'indigner, seulement Alice s'en moquait. Si on l'avait appelé pour témoigner à ce procès, autant qu'on la laisse parler ! Mais ces mots, elle le savait, ne serait pas considérés comme de simples paroles. Elle entendait déjà Queen Heart hurler l'ordre le plus fréquent qu'entendait ce royaume. Mad Hatter, White Rabbit et Cheshire Cat furent les seuls à réagir, les autres étant choqués par la témérités d'Alice. Ses trois fidèles amis l'entraînèrent avec force hors du tribunal.
Mais Alice se débattait, elle devait rester. Et pour cause, elle venait de voir la chose pour laquelle elle avait fait tout ce chemin, l'unique entité qui donnait un sens à son voyage. Assise aux côtés des souverains, les mains ligotées d'une cordelette, Dorothy regardait son amie d'un visage infiniment triste.
Elle était minuscule, pas plus grande que l'avant-bras de la petite Alice. Elle avait les cheveux d'un brun roux, semblable au pelage des renards, coiffés en deux couettes basses. Elle portait un chemisier clair et une robe bleue à pois blancs, qui faisait penser à la tenue d'Alice. Sur ses jambes, des bas clairs et des souliers sombres la fond en tout points ressembler à une enfant de bonne famille.
Mais déjà, la jeune fille l'avait perdue de vue et était entraînée hors du bâtiment, suivie par tout les ennemis de la reine qui fuirent sans demander leurs restes. Quant aux cartes, elles étaient toutes parties, avec les tartes, pour les déguster au château de Coeur. Alice sentait les larmes lui monter aux yeux. Comment, alors qu'elle touchait au but, avait-elle pu laissé passer sa chance ? Pourquoi, dès qu'elle avait vu Dorothy, n'avait-elle pas couru détacher ses liens ?

- Dorothy ! hurla-t-elle, sachant éperdument qu'elle ne l'entendrait pas, Je te sauverais ! Je te le promets ! Je te sauverais, ma précieuse amie...

Pleurant à chaudes larmes, Alice se laissa tomber sur le sol de terre meuble alors que Queen Heart approchait à grands pas. D'un hochement de tête, les trois autres s'accordèrent pour un plan de fuite. Whitty et Maddy s'en furent chacun de leur coté, l'un vers la Table à Thé et l'autre vers sa maison. Pendant ce court laps de temps, Cheshy attrapa la pleurnicharde puis disparut dans un éclair multicolore.
Ils atterrirent dans une tanière sombre, dont le mobilier se résumait à un nombre incalculable de coussins et quelques tapis. Le chat planta ses griffes dans la peau de la jeune fille pour qu'elle reste éveillée et prit une voix grave qui mettait son accent en avant.

- Alice, écoute-moi. Nous n'avons pas beaucoup de temps. Tu vas dormir, juste le temps de voir que ton ancien monde va bien. Par la suite, tu découvriras un nouveau pays car je ne peux te garder ici plus longtemps. Quand tu auras découvert tous les habitants de cet endroit, tu iras voir un dénommé Raven, le père d'Eaglet. Il se fait vieux, il ira mourir après t'avoir ramené au Pays des Merveilles. Alice, tu dois renverser la reine de Coeur, je te fais confiance.

Et pendant que le souriant chat disparaissait, Alice se laissa tomber dans les bras de Morphée pour un long et étrange rêve, de l'autre côté du miroir...


Alice VIII • Never be teenager
Décidément, Alice détestait le réveil. Le plus souvent, elle se relevait après une convalescence et son corps lui était extrêmement douloureux, ou bien elle sortait de rêves que seule une substance illicite aurait pu lui apportait. De plus, il fallait toujours qu'elle se rappelle le monde étrange où elle se trouvait depuis maintenant bien longtemps... Ah ! que de contrastes avec la petite Alice qu'elle fut un jour, jouant dans le jardin avec Dorothy et Dinah, s'amusant en compagnie de ses poupées, triste de voir son frère repartir pour le collège sitôt les vacances passées...
Tout cela lui semblait bien lointain alors qu'elle se redressait doucement. Aussitôt, une petite forme grisâtre bondit de sa chaise et l'aida à se lever. Alice se débattit d'abord puis, réalisant qu'elle avait affaire à Mouse, se laissa entraîner vers l'immense salle de bain. La Souris l'aida à se laver puis à se vêtir, pour enfin l'amener dans le salon où tous les survivants étaient réunis. March avait une patte bandée, Tweedledee et Dog manquaient à l'appel, ainsi que bien d'autres. Chacun avait perdu soit un membre, soit un ami ou du moins une personne chère à leur coeur.

- Nous voici donc réunis, fit Caterpillar d'une voix grave. Il est temps de faire le bilan de cette première bataille. Ce fut... Une catastrophe. On nous rapporte la mort de ton frère, Tweedledum, et de ton fils et son ami, Duchess. March Hare a perdu une jambe, j'ai moi-même dû abandonné un tiers de mon corps pour venir en secours à Dormouse, qui est encore entrain de dormir à l'heure actuelle. Simili-Turtle a perdu la vie, et Gryffon a manqué de perdre une aile. Quant à Mad Hatter... Il est retenu prisonnier dans les cachots de la reine.

Ces mots finirent de glacer le sang de la jeune fille. Mad Hatter, Mad, Maddy, le Chapelier Fou, ils n'avaient pas pu lui enlever ! Pas lui ! Elle se replia sur elle-même, ferma les yeux et plaqua ses mains sur ses oreilles, ne voulant pas entendre la suite.

- Cheshire Cat semble nous avoir abandonné et White est retourné aux côtés de cette chienne de tyran, continua tout de même la Chenille. Cependant, nous avons annihilé presque toutes les cartes de Trèfles et un nombre ma foi satisfaisant des autres couleurs. Pour la suite des événements...

Alice n'avait pas voulu entendre. Alice avait voulu oublier ces mots de suite. Mais déjà ils s'étaient imprimé en elle, répandant leur venin dans son esprit. Mad était prisonnier, sûrement déjà mort, et les autres l'avaient trahi. Elle n'avait plus aucun véritable ami.
Sans prévenir, elle se précipita hors du manoir en criant. Elle couru, couru du plus vite que ses jambes blessées lui permettaient. Quand enfin les contours de la demeure furent trop vagues pour qu'elle puisse les distinguer, elle se laissa choir sur le sol et pleura. Sans en avoir conscience, elle s'endormi.
Tout du moins, elle se réveilla dans son lit alors qu'elle ne s'y était pas elle même couchée, pour la énième fois. Elle se trouvait si faible, incapable de tenir debout sans s'effondrer. Elle avait beau se relever, jamais elle n'amenait rien de bon. Après avoir insufflé tant d'espoir et de rage dans le coeur de ces pauvres êtres, voilà qu'elle les avait mené droit à la mort. Et tout cela pour quoi ? Une raison bien égoïste, juste une amie...
S’apercevant que ses habits avaient été changés, elle reconnue avec un plaisir teinté de nostalgie la robe qu'elle avait porté à son arrivée. Comment croire qu'elle avait si peu grandi en tant d'année ? Cela restait un mystère pour elle. Mais, à bien y regarder, elle n'avait pas changé. Hormis les amis qu'elle s'était faite -et, à la pensée des ces "amis", son coeur se serra- elle n'avait pas évoluer. Elle restait une petite fille inutile et idiote.
Alors, le vide laisser dans son âme se rempli d'une détermination nouvelle. Elle allait changer, devenir utile à tous. Ainsi, elle décida de se lever, et alla discrètement subtiliser quelques biscuits aux cuisines. Puis, ayant rempli sa panse, elle se força à appliquer les conseils que lui avait procurer Maddy avant de... disparaître. Cette jambe plus loin, le buste plus droit, rester dans la bonne position, ne pas laisser ses points faibles à découvert... Elle se battit ainsi contre des ennemis invisibles jusqu'à ce que March, claudiquant, vienne la voir.

- A toi aussi, la nouvelle a fait un choc. C'est très dur de tout comprendre pour moi, mais ça doit l'être pour toi. tu es consciente de ce que signifie l'absence de Mad ?
- Il est connu comme un résistant depuis toujours. Il est mort.

Ces derniers mots firent taire les deux amis pour quelques minutes. Alice continuait à s'entraîner, distraitement. Avait-il souffert ? Qu'était-il advenu de son corps ? Les avait-il trahi ou avait-il tenu sa langue jusqu'au bout ? tout un paquet de question s'enchaînaient à une vitesse hallucinante dans la tête d'Alice, si bien qu'elle faillit à nouveau tomber au sol. elle se rattrapa de justesse grâce à sa rapière, entendant les pas rapide d'un humain approcher. L'espace d'un instant, elle espéra que ce fut Maddy, mais il n'en était rien. Duchess venait les ramener à l'intérieur car Dormouse, réveillé, avait une annonce à faire. Visiblement, c'était quelque chose de positif car tout le monde si attristé il y a quelque temps à peine semblait avoir reprit vie. Les épaules voûtées s'étaient redressées, les yeux éteints brûlaient d'un espoir nouveau. Seule Alice refusait de se laisse aller à cet élan de fausse joie avant d'apprendre la nouvelle. Ceux qui savaient se permettaient quelques rires. Enfin, après que la patience de tous ait commencé à s'user, Mouse apparu.

- Chers amis, en ces temps de danger et de peur, Dormouse et moi avons décider de précipiter une décision remontant à quelques temps déjà. Prochainement, nous nous marierons !

Il y eut un long silence, personne ne sachant comment réagir. Et puis Alice s'approche de Mouse, la pris dans ses mains et la souleva.

- Vive la mariée ! s'écria-t-elle, et l'assemblée applaudit et siffla jusqu'à perdre leur souffle.

La fête se déroula deux jours plus tard. Tous les tracas semblaient oubliés pour se jour. On évoqua les morts uniquement pour dire comment ils auraient réagit à la nouvelle. D'après Dormouse, certains l'avait deviné bien avant elle-même. On dansa, chanta, mangea jusqu'à ce que tous soient épuisés et que l'on s'endorme sur place. Alice ne trouvait tout de même pas le sommeil, une première pour elle. Alors, et coucha les petits animaux dans leurs lits respectifs, s'occupa du confort des plus grands et sortit s'entraîner. Elle le sentait, elle s'améliorer. Mais elle ne battrai pas Queen Heart avec un si petit pouvoir et une si maigre armée. Elle devait chercher de l'aide autre part qu'à Coeur.


Dernière édition par Mira Philiane le Mer 21 Mai - 17:38, édité 39 fois
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Mira Philiane
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MessageSujet: Re: A rattraper : Mimi Tsukimizu ; Alice in Wonkyland ; Transformations de Delphine.   Ven 4 Jan - 11:21

Je me réveillai tôt ce jour-là. Lila caressait Hesham pendant que Clara se faisait tirer du sommeil à grand coup de langue de Chie. Fénin, quant à lui, n'avait l'air d'humeur à se lever. Je pris ma douche la première en lustrant bien le poil de Fénin, puis je revêtis ma tenue de combat. Lila fit de même, mais Clara eut plus de mal à se préparer. Finalement, nous finîmes tous prêts pour l'heure de la première épreuve. Lindy arriva quelques minutes après nous, Andlé sur ses talons.

-Vous êtes prêts ? Aujourd'hui, on commence le concours avec l'épreuve de la Ruse. Je ne peux rien vous dire de plus. Bon, suivez moi.

Nous la suivîmes dans l’ascendeur et nous arrivâmes dans une salle bondée. Elle nous fit monter sur l'estrade, et nous fit asseoir sur de grands sièges en velours blanc. Puis, elle s'installa sur un siège rouge face à la foule. Les autres arrivèrent au compte-goûte et nous purent enfin commencer. C'est alors que je le vis. Il était dans le fond de la salle, il me regardait un grand sourire. Jironne n'était pas avec lui. Mais que faisait Ice ici !? Il m'avait suivit ? Je déglutit difficilement et me concentra sur l'épreuve. Lindy se leva et la foule reprit ses applaudissements déjantés. La chef des Spy Air les fit taire et elle cria d'une voix forte.

-Aujourd'hui commence le concours des Spy Air pour les postes de Soldat-espion. Seul une équipe de trois seront choisis au terme de cette semaine. Sans plus attendre, voici l'épreuve de la Ruse ! Les candidats et leurs doubles seront chacun enfermés dans une pièce remplie de petites briques. Ils devront les avoir toutes déplacées avant la fin du temps impartit. Vous aurez vingt minutes. Que l'épreuve commence !

Des gens vêtus de robe blanches vinrent nous chercher. Je suivais une jeune femme albinos qui me conduisit dans une pièce. Les murs blanc étaient assez oppressants. Fénin fixa l'énorme paquet de briques qu'on devait déplacé en si peu de temps. Une idée lumineuse me traversa l'esprit.

-Hey, ils ont dit qu'on devait les déplacer, mais forcément de loin !

Fénin compris avant la fin de ma phrase. on grimpa au-dessus de la pyramide et on jeta les briques par dessus nos épaules. Au bout d'une dizaine de minutes, tout avait été déplacé de quelques centimètres. L'albinos revint nous chercher, toujours avec un visage inexpressif. Nous retournâmes nous asseoir sur les sièges.
Une personne de l'équipe Soen et deux de l'équipe Kuro avaient déjà réussi, je me demandais comment. Sur un écran géant, on pouvait suivre l'évolution des autres concourants. Clara avait trouvé une technique similaire à la mienne, elle frappait des paquets de pierre pour qu'elles tombent et ainsi en faire bouger un maximum. Quant à Lila, elle poussait délicatement chaque pierre du pied à une vitesse phénoménale. La dernière équipe à venir s’asseoir fut celle de Shisuko. On attendit quelques secondes avant de voir Lindy débarquer. Elle nous fit un clin d'oeil avant de sourire à Shisuko, qui rougit et essaya de réconforter ses membres. Notre chef se leva une nouvelle fois, calma la foule et reprit la parole.

-Comme vous vous en doutez, c'est l'équipe de Shisuko qui est éliminée pour cette première épreuve. Demain, nous assisterons à l'épreuve de Force. D'ici là, amusez-vous bien dans la belle ville de Linch ! C'est tout pour aujourd'hui.

Je regarda le fond de la salle. Il était toujours là, à me fixer. Alors, je me leva et j’arrachai le micro des mains de Lindy. Tous me regardèrent avec un air surpris. Je me sentis idiote, mais je trouvai rapidement une chose que je voulais dire.

-On est tous venu pour gagner ! On ne vous décevra pas, vous aurez le spectacle que vous voulez ! Et nous, on aura les Fées !

Tous applaudirent plus fort que je n'avait jamais entendu. Mes jambes tremblaient, j'avais l'impression d'être une boule de coton que les cris pourraient faire s'envoler je ne sais où. J'entendis des claquements de derrière moi. Même les Spy Air et mes rivaux applaudissaient. Chie rugit. Ice siffla. Ce n'était pas une mauvaise idée finalement.
Et c'est ainsi que nous rentrâmes. On discuta jusqu'à pas d'heure avant de se coucher. J'en apprit beaucoup sur Clara, une jeune fille ambitieuse qui rêvait de voir les Fées. Lila était plus tacite mais écoutait attentivement. Je leur parlait de ma vie jusque là, en cachant ma rencontre avec la Fée et ma relation avec Aisuru. Puis, chacun s'allongea dans son lit en essayant de dormir. L'épreuve de demain serait sûrement plus dure pour moi, je n'avait jamais été très forte. Mais j'avais déjà passer la première épreuve, j'arriverais à devenir Soldat-espion coûte que coûte.

Musique : https://www.youtube.com/watch?v=koCKCCv8pv8 (Kick in the teeth - Papa Roach)



Un rayon de soleil perça entre les rideaux. J'étais réveillée depuis pas mal de temps déjà, j'attendais le levé du soleil pour me lever. Je caressa le dos Fénin pour le sortir doucement de ses rêves de renard et je partis prendre ma douche. Je choisis plutôt un bain, puisque j'avais le temps. Depuis peu, Ice prenait toute la place de mes pensées. Où est-ce qu'il était ? C'était bien lui que j'avais vu hier ? Je ne pouvais pas me tromper, il avait cet air que je n'avait vu chez personne d'autre. La tristesse d'un passé difficile se lisait sur son visage, mais ses yeux pétillaient de joie de vivre. Et Jironne était sur son épaule lorsque j'étais revenue de l'épreuve. Je ne pouvais pas me tromper.
Je sortis du bain et revêtis ma tenue de combat qui sentait bon la lessive. Elle avait dû être lavée pendant la nuit. Je jeta un oeil à l'horloge. Plus que deux heures avant la prochaine épreuve. Je m'empressai de réveiller les autres et, quand tous furent prêt, nous rejoignirent Lindy directement sur l'estrade. La salle étai encore assez vide, ce qui me permis de voir Ice convenablement. C'était lui, sans aucun doute. Je le montra discrètement à Fénin, qui lui offrit un sourire carnassier. Aisuru rit, et s'assit avec Jironne sur les genoux. Jetant un oeil aux autres sièges, je fus triste de voir ceux de l'équipe Shisuko vident. Mais celle-ci vint quand même s’asseoir avec les autres Spy Air, son air gêné accroché au visage.
Quand la salle fut pleine à craquer, Lindy nous refit un petit speech sur la nouvelle épreuve. L'épreuve de Force consistait à soulever dix rochers. La dernière personne à revenir fera perdre son équipe. Je trouvais ça assez arbitraire, mais l'albinos venait me chercher et je n'avait pas le temps de penser plus. Enfermé dans la même salle qu'hier, je regardai attentivement les rochers. Deux dizaines étaient alignés, du plus petit au plus grand. Fénin s'attaqua à la première tandis que je soulevais la première pierre de ma rangée.
Les premières furent très légère. A partir de la quatrième, j'eu un peu de mal à les soulever. La huitième me réduit les bras en charpie, je n'avais plus de force. Je jeta un oeil à Fénin, qui en était à sa dernière. On avait visiblement sous-estimé sa force, les pierres ressemblaient plus à des cailloux.
La neuvième faisait les trois quarts de ma taille. Je ne sais pas pourquoi, je me mis à penser à une vieille chanson, qui était sortie lorsque j'étais enfant. Une musique électrique que Ice avait adoré. On l'avait appris par coeur on la chantait tout le temps. Je me mis à la souffler entre mes dents et je pris le rocher à pleine mains. Au bout de quelques minutes, j'arrivais à le soulever à mi hauteur. Je le reposa brutalement, m'écrasant le pied au passage. Je me retins de hurler de douleur et je visa la dernière pierre. Fénin m'attendait sagement, trop fatigué pour m'aider. Je pris le rocher dans mes bras et poussai de toutes mes forces. Trop lourd...
Alors, je me mis à chanter plus fort. Plus je chantais, plus les forces me revenaient. J’espérais qu'Ice pouvait le voir, comprenait qui me donnait cette force. Mais je n'arrivais toujours pas à la soulever. Une gerbe de liquide rouge sortit de mon bras tandis que la douleur se répandais dans tout mon corps. Je m'étais coupée sur quinze bon centimètres, l'entaille semblant être assez profonde. Qu'importe, je continuais de pousser de toutes mes forces. Et là, le miracle s'accomplit. Le rocher s’éleva de quelques millimètres. Je le lâchai et m'étalai de tout mon long à terre. L'albinos ne tarda pas à ouvrir la porte et je sortis en respirant bruyamment.
Je peinai à arriver jusqu'à mon siège ou je me laissai tomber comme une feuille morte tombe d'un arbre en automne. Clara avait déjà fini depuis un peu de temps et regarda mon bras meurtri avec de grands yeux. Je souris pour répondre à sa question muette et je ferma les yeux. Je m'endormis d'un coup. Je me réveillais quelques minutes plus tard, Lila avait fini et semblait épuisée elle aussi. Je jetai un regard vers la foule mais j'étais trop fatiguée pour y chercher Ice. Ce fut finalement l'équipe de Miyno qui arriva dernière, aucun de ses membres n'ayant réussi l’épreuve. J'étais trop fatiguée pour compatir.
Après un rapide passage à l'infirmerie et un repas frugale, je me couchai pour me réveiller à la tomber de la nuit, un magnifique coucher de soleil couvrant la ville d'une belle lumière orange. Un petit tac tac me força à venir sur la terrasse. En bas, j’aperçus Aisuru, seul, lançant de petits cailloux sur la rembarre pour se faire remarquer. Je courus dans les escaliers pour le rejoindre.

Musique : https://www.youtube.com/watch?v=760bkcZ8rb0 (I wanna go - Britney Spears.)


Je me jetais dans ses bras dès que je fus en bas. Je collai mes lèvres aux siennes et ne le lâcha que de longues minutes plus tard. Nous commençâmes à marcher, main dans la main. J'avais un peu honte d'avoir lâché Fénin sans l'avertir que je sortais, mais vu que Jironne n'étais pas là non plus, il aurait de trop. Ce moment était un instant qui nous appartenait juste à nous, Ice et moi.
On marchait lentement, sachant tout les deux que ces minutes étaient comptée et qu'il faudrait bientôt nous séparer à nouveau. On ne parlait pas. On se regardait, on s'embrassait, on souriait comme deux idiots. J'avais envie de rie, de pleurer et m'enfuir. On finit par s'asseoir sur un banc dans un parc quelque part en ville, profitant de la fin du coucher de soleil. Après que les derniers rayons eurent disparus, il me vola un dernier baiser et s'en alla, mains dans les poches, sa haute silhouette se distinguant difficilement dans ce noir nouveau. Tel que je l'avais toujours connu.
Je ne voulais pas rentrer de suite. Je fis le tour de la ville, passant dans des quartiers mal famés. Je finis par atterrir dans un petit bar, ou une bande de copains mettaient l'ambiance en chantant de vieilles chansons que tout le monde connaissait. Je commandai un verre de bière et, au bout de deux ou trois, je me détendis et je dansais avec tout le groupe. Quand ils partirent, je m'assis à une petite où le seul client restant était assis. Il portait un grand manteau et un chapeau, de sorte que je ne pouvais pas le voir. De longs cheveux noirs cachaient son visage. Il avait l'air d'être plus résistant à l'alcool que moi, vu le nombre de verres vides qui traînaient à ses cotés sans qu'il soit effondré à terre. J'essayais d'entamer la conversation mais je remarquai bien vite qu'il ne voulait pas parler. Dans ses gestes, je pouvais ses réponses. J'entrepris donc un petit dialogue dans cette "langue".

-Ton double n'est pas là ?
-(Non.)
-Tu viens souvent ici ?
-(Non.)
-Je peux rester avec toi ?
-(Oui.)
-Tu t'appelle comment ?
-(Non.)

Je soupirais. Ça ne semblait pas gagner. Mais à force de boire, on finit tout les deux saouls et il commença à parler. Sa voix me disait quelque chose, mais je ne savais pas quoi... Il me raconta sa vie, un type solitaire qui vivait avec sa bande de potes. Beaucoup de filles étaient amoureuses de lui, mais il n'avait jamais aimé que son double. Je lui raconta la mienne, mes problèmes avec Ice, les nouvelles rencontres, le changement d'univers. Ça faisait du bien de pouvoir se lâcher un peu.
Il paya ma commande et on sortit. Il passa son bras sur mon épaule et je me collai contre lui. Ice l'aurait giflé s'il avait été là. Mais bon, avec la boisson et tout, j'avais plus les idées claires. Mais la lumière des réverbères me ramena à la raison. Le visage de cet inconnu fut éclairé. Kuro...
On rentra tout les deux dans l'hôtel, silencieusement. Devant sa chambre, il m'attrapa le poignée et me força à rester dans ses bras. Il ouvrit porte et m’allongea sur son lit.
-Tu veux bien dormir avec moi ?
Son ton enfantin me fit craquer et j'acceptai. Qu'importe ce qui pouvait, et allait se passer.

Musique : https://www.youtube.com/watch?v=vX4t--i53X8 (Prelude 12/21 - AFI)



Le lendemain commença par un réveil difficile. J'avais la tête qui tournait, les vagues bruits autour de moi résonnaient comme pas possibles et une étrange envie de vomir tenait ma gorge. Et je ne me rappelais de rien d'hier, aussi. J'étais descendu voir Ice... On avait passer du bon temps ensembles, j'étais dans un bar entrain de danser et... Kuro ! Je me relevais, me cognant la tête contre le plafond. Une petite boîte sphérique en argent était posée à coté de mon oreiller. Je l'ouvris. Une pilule blanche et une note était placées à l'intérieur.

"Mimi, je t'ai porté dans ton lit dès que je me suis réveillé. J'aimerais que tu ne parle de cette nuit à personne, c'est plus dans ton intérêt que dans le mien. Surtout, ne dit rien à Lindy. La pilule sert à effacer les effets de l'alcool en quelques minutes si tu l'avale. Bon courage.

PS : Il ne s'est rien passé, nous avons juste dormis.
Kuro."

C'était déjà ça. J'avalai rapidement la pilule et descendis de mon lit pour me laver. Une fois prête, je réveillais les autres. Il était encore tôt, mais une grosse journée nous attendait.

-Il y a une séance photo suivie d'un interview ce matin si j'ai bien suivis, bailla Clara. Pour tout les participants, même ceux éliminés.
-Je ne crois pas, répliqua Lila qui se déshabillait avant d'entrer dans la douche. Il ne reste que trois équipe, ça doit être plus intéressant pour les médias de nous interroger maintenant. Et un peu de pub ne nous ferais pas de mal, on en aura besoin pour rester au poste.
-C'est vrai que les soldat-espions vivent plus de leur popularité que de leur paye... soupirais-je.

Pour passer le temps avant que Lindy vienne nous chercher, nous jouâmes aux cartes. J'avais l'impression que l'épée de Damoclès pesait sur mes épaules. J'avais tellement envie de partager ce secret, mais avec qui... Je jetais un regard à Fénin, entrain de lustrer sa fourrure. Il serait sûrement interviewé lui aussi. Je lui dirais plus tard, après l'épreuve de Magie de cette après-midi.
La chef fini par arriver, maquillée et pomponnée comme une poupée de porcelaine. Avec une longue robe rose fuchsia et des cheveux blonds ondulés attachés en queue de cheval, Lindy était simplement magnifique. Nous nous étions composait une tenue sympa en alliant nos tenues de combat et des affaires que nous avions apporté, et Lila nous fit le plaisir de nous coiffer.
On prit le grand ascenseur de l'hôtel pour la énième fois et nous arrivâmes au sous-sols. Dans une énorme pièce blanche, photographes, journalistes, techniciens et équipes étaient réunis. Comme l'avait dit Lila, seul les équipes restantes étaient présentent. Mais les Spy Air étaient au complet.
On nous changea, nous maquilla et nous recoiffa, notre préparation n'ayant servit à rien. On nous rendit plus jeunes ou plus vieille, avec des cheveux longs ou courts, dans une chambre, une piscine, un jardin... J'étais vite fatiguée mais il fallait continuer. Lindy nous encourageait comme elle pouvait. quant à moi, je jetais des regards à Kuro, que je baissai quand il me regardait à son tour. Clara, Hesham et Chie avait l'air de s'amuser comme des fous. Lila et Fénin jouaient les blasés de service. Et moi, je stressais.
Puis on nous relâcha le temps d'une petite douche avant l'interview. Les questions étaient plus indiscrètes les unes que les autres, mais j'y répondais le plus honnêtement possible. Quand on pu enfin remonter dans nos chambres, je mangeais un gros repas avant de faire une bonne sieste, ma façon de me préparer à l'épreuve de Magie qui commencerais dans quelques heures.

Musique : https://www.youtube.com/watch?v=g1mbpOVactM (Fashion - Lady Gaga)
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MessageSujet: Re: A rattraper : Mimi Tsukimizu ; Alice in Wonkyland ; Transformations de Delphine.   Mar 5 Mar - 18:40

Spoiler:
 

Alice : aliceblue
White Rabbit : silver
Caterpillar : lawngreen
Mouse : darkred
Lory : deepskyblue
Eaglet : gray
Mad Hatter : mediumpurple
Dormouse : peru
March Hare : saddlebrown
Duchess : fuchsia
Stove : gainsboro

Cheshire Cat : purple
Heart Queen : red
Griffon : chocolate
Simili Turtle : birdtail
Tweedledee : lime
Tweeldledum : limegreen
Eagle (Eaglet adulte) : darkslategray
Humpty Dumpty : darkblue
Black Queen : black
White Quenn : white


Dernière édition par Mira Philiane le Jeu 30 Mai - 7:40, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: A rattraper : Mimi Tsukimizu ; Alice in Wonkyland ; Transformations de Delphine.   Mar 26 Mar - 14:07

Mad Hatter est capturé par Queen Heart lors de la première attaque. Alice va chercher le pouvoir de Jaberwocky puis demande une audience à Queen Heart, accompagnée de Queen White et Queen Black. Heart lui montre le chapeau de Mad déchiré, Alice en déduit qu'il est mort. Il est dans l'antre de Cheshire, sauvé de justesse par celui-ci parce qu'il a transféré sa Raison dans la montre que lui a offert Alice, il devient donc Time.
Alice libère l'esprit de Dorothy et détruit Jaberwoocky puis rentre dans le monde réel. Elle se marit et à un enfant qu'elle nomme Dorothy. Jusqu'à ce que Dinah meurt, quand celle-ci passe devant un miroir, Cheshire Cat prend la place de son reflet et ils discutent du PdM. Qui est le nouveau roi, Maddy ? Whitty ?
Morts : (Mad Hatter) March Hare, Eagle, Simili Turtle, Tweedledee, Stove.
Liste des cartes :
♥ : Reine, Roi, Valet, Dix, Neuf, Huit, Sept, Six, Cinq, Quatre, Trois, Deux, As.
♦ : Reine, Roi, Valet, Dix, Neuf, Huit, Sept, Six, Cinq, Quatre, Trois, Deux, As.
♣ : Valet, Dix, Sept, Six, Quatre, Trois, Deux.

Domouse~Mouse ?Mad~Alice?

Alice I • Pretty girl
Flashback d'Alice cherchant Dorothy.

Alice II • I won't follow the White Rabbit !
Alice cherche Caterpillar dans la forêt. Elle croise White et ils vont ensembles vers la Chenille, qui se révolte car elle croit que White est encore messager de la Reine. Caterpiallar rejoint la rébellion. White et Alice vont vers Tearspool.

Alice III • Rain is a good thing to hide my tears.
Le panneau de Tearspool indique que la Reine de Coeur est passée par là. White laisse Alice, qui prend une potion pour devenir plus petite et entrer dans une motte de terre. Elle descend jusqu'à Tearspool, où elle s'évanouie devant Mouse qui l’amène chez elle. Elle apprend la mort de Dodo et ralie tout Teaspool à la rébellion. Elle reste moins d'une semaine puis s'en va pour la Table à Thé.

Alice IV • Welcome to my Tea Party
Alice vient à la Table à Thé, câline Mad et retrouve Dormouse. Eux deux et March Hare rejoignent la rébellion et passe la soirée avec eux. March ne veut plus être Tsundere.

Alice V • Keep your chance
Tout le monde à rejoint le manoir de Duchess et se détend depuis une semaine. Alice découvre que sa Raison (son oeil droit) se ternit et en parle à Mad.
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MessageSujet: Re: A rattraper : Mimi Tsukimizu ; Alice in Wonkyland ; Transformations de Delphine.   

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A rattraper : Mimi Tsukimizu ; Alice in Wonkyland ; Transformations de Delphine.
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